Dossier de Presse du film
Le dossier de presse de BLANC COMME NEIGE est maintenant en ligne. Vous pourrez y consulter l'entretien croisé de Christophe Blanc et Nicolas Saada, autour du film de genre.

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Dossier de Presse du film
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Entretien avec Christophe Blanc
Le dossier de presse de BLANC COMME NEIGE est maintenant en ligne. Vous pourrez y consulter l'entretien croisé de Christophe Blanc et Nicolas Saada, autour du film de genre.

Christophe Blanc a commencé en ce mois de juin le montage images de BLANC COMME NEIGE.
C'est une étape de grande importance pour le réalisateur qui passera l'été dans une salle de montage près de Bastille.
La post-production du film se poursuivra jusqu'en décembre.
MK2 Diffusion sortira le film en salles le 17 mars 2010.
Pour visionner quelques images du tournage, cliquez ici pour découvrir un sujet coulisses tourné par l'équipe de Cinecinemas
Pouvez-vous nous raconter le personnage de Simon dans Blanc Comme Neige ?
Simon est un personnage à double face. Extraverti, roublard et sympathique au premier abord. Mais il ne faut pas lui faire confiance car il a une drôle d'attirance pour les affaires douteuses. Il entraînera Maxime dans sa chute. En fait, Simon et Maxime sont un couple, ils ont un fonctionnement de couple au service de leurs ambitions. Mais si pour Maxime l'ambition répond au besoin de briller, au besoin de reconnaissance, pour Simon c'est presque un jeu. Il remet tout en jeu à chaque fois dans une sorte de "jemenfoutisme" suicidaire...
Dans le film, Christophe Blanc déclare vouloir explorer essentiellement les sentiments, l'amour, l'amitié, les rapports entre frères...
En effet, Simon représente aussi et surtout un frère pour Maxime. Le frère qu'il aurait voulu. Qui partage la course à l'ascension sociale. Mais il va se rendre compte que c'est un faux frère. Et que les vrais frères, ce sont ceux qui ne trahissent jamais et qui sont là quand on en a besoin. C'est un film qui joue beaucoup avec le vrai et le faux.
Vous avez tourné la première scène du film au Salon de l'Auto à Bruxelles. Quel souvenir en gardez-vous ?
Le Salon de l'Auto pour les gens qui travaillent dans l'automobile est un peu comme le Festival de Cannes pour les réalisateurs. C'est le lieu où tout se passe, où tous les marchés se font. Ça brille, c'est clinquant. C'est une vitrine pour toute la profession. Pour Maxime et Simon c'est l'apogée du succès. Mais aussi le début de la chute que l'on sent approcher...
Après le succès d'Eldorado en tant que réalisateur, vous avez joué dans plusieurs films en tant qu'acteur. Qu'est-ce que cela vous apporte ?
J'ai fait 36 000 métiers différents sur les plateaux. J'aime bien alterner. Et comme écrire et réaliser me prend du temps, je fais l'acteur entretemps. Paradoxalement, je n'ai jamais autant reçu de propositions de rôles d'acteur que depuis Eldorado... J'adore l'atmosphère des plateaux, voir comment les gens travaillent, cela m'inspire beaucoup. Pour Blanc Comme Neige, la rencontre avec Christophe s'est faite par l'intermédiaire de notre directrice de casting, Aurelie Guichard. J'ai beaucoup aimé le scénario et maintenant c'est très agréable de me laisser porter dans cette histoire.
Dans votre moyen métrage « Faute de Soleil », vous décriviez la naissance d'un couple. Dans « Une Femme d'extérieur » sa désunion. Avec « Blanc Comme Neige » quel genre de film vous apprêtez-vous à tourner ?
Je dirais que nous sommes en train de tourner un « thriller familial ». « Blanc Comme Neige » sera à la fois une histoire de famille, une histoire fraternelle et d’une certaine façon d’amour, un film à suspense. L’action, la tension qui courrent tout au long du film, sont primordiales, mais ce sont les sentiments qui priment. Il n'y a pas de dimension psychologique dans l'histoire que nous avons écrite, pas de manipulation, juste une tentative d'explorer des liens émotionnels et affectifs forts entre des personnages pris dans des situations qui les dépassent. Nous allons raconter l’histoire d’un couple et d’une une fratrie pris dans une tourmente. Le film commence par le couple et finit aussi par le couple. Et au milieu c'est une fratrie qui se cherche, avec les rancunes, les incompréhensions venant du passé, de l'enfance. Cassavetes disait dans une interview : « Je ne sais filmer que l'amour ». Je m'y reconnais. Le thriller est juste la raison qui met ces sentiments et cet amour à vif.
Comment cette recherche s'est traduite pour les choix de casting ?
Je voulais des comédiens incarnés, avec les pieds sur terre. J'avais besoin bien sûr d'une dimension de mystère, mais aussi d'un aspect très humain, très proche. Pour les trois frères, nous étions partis au début dans l’idée d’une ressemblance physique forte. On a vite délaissé cet impératif pour l’idée d'une énergie intérieure commune, d’une présence. Je voulais que mes trois frères soient extrêmement là, sur terre, avec une électricité qu’ils partagent. Avec François, Olivier et Jonathan il y a cette dimension. Puis il y avait Michèle, la femme de Maxime. La femme d'un homme qui a tout et à qui on va tout prendre. Du coup, je voulais que l'on ressente dans un premier temps cette femme comme le pur symbole d'un statut social, belle, élégante, mais ensuite, plus profondément, comme une femme aimante. Ce couple s'aime vraiment. Il y a une tendresse, une complicité. Et à la fois Michèle reste insaisissable pour Maxime, avec un côté « trop belle pour toi ». Louise Bourgoin réunissait tout cela: la beauté, la tendresse, et une dimension plus complexe, totalement insaisissable.
Et Bouli Lanners dans le rôle de l'associé véreux ?
Le personnage de Simon est un personnage clé dans l'histoire. Il est l'associé de Maxime mais aussi l'ami, le frère à ses yeux idéal. Simon magouille dans son coin. Il va trop loin. Mais Maxime profite de ses magouilles, sans vraiment savoir ce qu’il fait, ou peut-être que oui... Cela doit rester ambigu. Maxime, comme nous tous, est loin d’être tout blanc...
D'où le titre « Blanc Comme Neige » ?
Il y a beaucoup de choses dans ce titre. D'abord la notion, en référence à Maxime, et à tous mes personnages sans doute, de n’être justement pas « blanc comme neige », pas tout à fait innocent. Aussi une allusion directe à une partie du décor, à cette neige du début et de la fin du film. Et puis un jeu de mot avec mon nom de famille. J'aimais l'idée qu'il y ait de moi dans ce titre. Dans les films il y a toujours une dimension autobiographique, j'y mets beaucoup de moi même.
Le blanc va être aussi la couleur du film ?
Progressivement oui. Le film commencera à Marseille dans la couleur, dans le bleu de la mer, le jaune brillant du soleil, une atmosphère totalement solaire. Puis on ira de plus en plus vers le noir et blanc, vers l'abstraction...
Vous nous racontez ce tout début de tournage ?
Nous avons commencé par des scènes tournées pendant le Salon de l'Auto de Bruxelles. Maxime est à l'acmé de sa carrière, Michèle est à ses cotés. J'ai voulu une mise en scène clinquante car nous sommes dans un univers très tape à l'oeil, celui des voitures de luxe, le bijou fort de la réussite sociale. Maxime est heureux. Il a tout ce dont il rêvait, c'est pour lui un moment de bonheur absolu, il en est convaincu. Mais il y a forcément un accroc au beau costume... Quelque chose arrive, une épreuve qui va radicalement le révéler et le transformer, est déjà en marche. Pour ces premières scènes, j'ai souhaité des couleurs très vives. Tout y est doré, démonstrativement beau. C'est la mise en scène du bonheur matérialiste.