Entretien avec Bouli Lanners
Pouvez-vous nous raconter le personnage de Simon dans Blanc Comme Neige ?
Simon est un personnage à double face. Extraverti, roublard et sympathique au premier abord. Mais il ne faut pas lui faire confiance car il a une drôle d'attirance pour les affaires douteuses. Il entraînera Maxime dans sa chute. En fait, Simon et Maxime sont un couple, ils ont un fonctionnement de couple au service de leurs ambitions. Mais si pour Maxime l'ambition répond au besoin de briller, au besoin de reconnaissance, pour Simon c'est presque un jeu. Il remet tout en jeu à chaque fois dans une sorte de "jemenfoutisme" suicidaire...
Dans le film, Christophe Blanc déclare vouloir explorer essentiellement les sentiments, l'amour, l'amitié, les rapports entre frères...
En effet, Simon représente aussi et surtout un frère pour Maxime. Le frère qu'il aurait voulu. Qui partage la course à l'ascension sociale. Mais il va se rendre compte que c'est un faux frère. Et que les vrais frères, ce sont ceux qui ne trahissent jamais et qui sont là quand on en a besoin. C'est un film qui joue beaucoup avec le vrai et le faux.
Vous avez tourné la première scène du film au Salon de l'Auto à Bruxelles. Quel souvenir en gardez-vous ?
Le Salon de l'Auto pour les gens qui travaillent dans l'automobile est un peu comme le Festival de Cannes pour les réalisateurs. C'est le lieu où tout se passe, où tous les marchés se font. Ça brille, c'est clinquant. C'est une vitrine pour toute la profession. Pour Maxime et Simon c'est l'apogée du succès. Mais aussi le début de la chute que l'on sent approcher...
Après le succès d'Eldorado en tant que réalisateur, vous avez joué dans plusieurs films en tant qu'acteur. Qu'est-ce que cela vous apporte ?
J'ai fait 36 000 métiers différents sur les plateaux. J'aime bien alterner. Et comme écrire et réaliser me prend du temps, je fais l'acteur entretemps. Paradoxalement, je n'ai jamais autant reçu de propositions de rôles d'acteur que depuis Eldorado... J'adore l'atmosphère des plateaux, voir comment les gens travaillent, cela m'inspire beaucoup. Pour Blanc Comme Neige, la rencontre avec Christophe s'est faite par l'intermédiaire de notre directrice de casting, Aurelie Guichard. J'ai beaucoup aimé le scénario et maintenant c'est très agréable de me laisser porter dans cette histoire.

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